Je suis un Piano.
Non, je n’ai pas encore de troubles de la personnalité ou autre petite originalité du genre. Quoique à choisir une réincarnation après ma mort, j’avoue sans hésiter que la perspective d’une nouvelle vie dans un instrument serait une belle aventure. Vivre l’histoire en donnant au monde l’expression d’une des rares qualités que l’on doit à l’être humain, doit être un honneur inestimable… La musique. Pouvez-vous vivre sans musique? Si tel est le cas, cela doit-être bien triste… Enfin, j’dit ça j’dit rien…
S’il y a bien des mangaka qui ne voleraient pas le titre d’artistes, NAKAMURA Asumiko (中村 明日美子) est clairement de la liste. Je ne l’ai découverte que récement. Mais quelle découverte! Je jubile découvrir de telles perles encore intraduites par nos distributeurs locaux! Et qui ne le seront probablement jamais, à défaut de nombreux navets…
Je Suis un Piano / I Am a Piano, c’est une sorte de court Conte fantaisiste narrant les accords rythmant la vie d’un charmant petit piano, anthropomorphisé sous les traits d’une petite lolita, qui va connaitre quelques hommes dans sa vie en période de guerre, jusqu’à trouver son âme soeur en la personne d’un Pianiste Charmant qu’elle aura perdu de vue pendant des années.
Avec une personnalité dédiée à servir la musique, la jeune fille pose un regard sur chacun de ses musiciens, appreciant leur talent et les morceaux sur lesquels ils la font danser. L’acte de jouer prend ici la forme de valses gracieuses et tournoyantes, faisant virevolter la robe du petit Piano métaphore de son clavier dansant, avec toutes ses rayures. Plus sa vie l’épuise, plus son apparence se dégrade. Une touche abimée devient alors un pan de tissus éffiloché. Tout est ici très imagé, et la jeune fille ne revêt son apparence réelle seulement à la fin de l’histoire, une fois sa vie épuisante écoulée, et que son Pianiste Charmant l’ai enfin retrouvée. Un homme dont elle avait été le support d’expression à son talent alors qu’il n’était alors qu’un enfant au conservatoire.
Une histoire de Princesse Pianon vraiment bien réalisée, autant dans le récit que dans le visuel graphique vraiment particulier de l’auteur. Elle a vraiment un trait à part, mais pas moins captivant! Préférez la version couleur avec ces tons et visuels d’uniformes rappellant entre autre des titres comme Le Pianiste de Roman Polanski… Bref, un vrai petit court bijoux pour ceux appréciant les récits visuel bien contés, et aux allures de poésie! Avis aux amateurs, une petite merveille qui ne vous prendra que quelques minutes bien utilisés! Enfin, j’allais oublier les deux morceaux de Chopin joués par la lolita lors deux deux passages marquants de son existence…
Une première fois lors de sa danse avec un soldat dans un bar pendant la guerre, accompagnée par La Valse de l’Adieu (The Farewell Waltz) Opus 69, No. 1…
Frédéric Chopin – Farewell Waltz OP69 NO1
Et enfin le Grand Pollonaise brillante OP22 lors de sa première rencontre avec son Pianiste Charmant, qui jouera une deuxième fois le morceau lors de leurs retrouvailles bien des années plus tard…







Amaterasu's NAVi: Don't make me Blue.
NAVi and Bee Factory! ~UMINO Chika's & MoriGirl's fashion factory! Bzz!~