Ohmygawd! Les otaku Neo-Nazis sont parmis nous!!
« Mon frère… Ils sont parmis nous, les otak… »
« MERDE! ATTENTION DERRIERE TOI!! *crac-crac*
AH! ILS L’ONT EU! PITIE! NON PAS MOI! AH! *crac-crac* »
Et bang.
Non mais sérieusement, certains journalistes font peur. Vraiment. Déjà qu’en appréciant les bandes-déssinées japonaises on passe déjà limite pour attardé, alors on a vraiment pas besoin de journalistes ne connaissant pas leur sujet pour nous coller en plus une étiquette encore plus douteuse… Pardon, vous-vous demandez de quoi je peux bien parler?
Je sais bien que l’on ne peut pas forcément rire de tout (même si perso’, je suis plutôt de ceux qui pensent que l’on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui), mais avez-vous regardée l’émission matinale de la chaine France2 hier-matin, le 29 Octobre 2009? Non? Dommage.
D’habitude le matin, je regarde la matinale de Canal+. En ce qui concerne les médias, j’ai toujours eu une préférence pour Canal+, mais ça, on s’en fout. Ce jeudi matin, entre deux gorgées d’eau pendant que je me brossais les dents, j’ai zappé par hasard sur France2, tombant par hasard sur la chronique revue de presse de leur matinale Télématin. Le sujet à l’écran, le journaliste chroniqueur commence à parler de manga. Ou plutôt un manga, qu’il présente (déjà première faute) comme une nouvelle sortie au japon, sujet d’un article de Libération. Ce manga polémique, vous en avez certainement entendu parler: c’est l’adaptation du Mein Kampf, oeuvre (maudite mais pas moins importante en tant que souvenir historique de l’humanité) de l’être à mon goût le plus perturbant que notre planète ait porté. Mon jugement sur ce livre comme son auteur, je le garde pour moi. Le fait est que si un manga du Mein Kampf fait polémique, ce n’est pas vraiment au japon qui l’a vu naître *l’adaptation hein!*.
Waga Tōsō (わが闘争) en japonais, le manga Mein Kampf fait partit d’une collection spéciale de EastPress qui publie le titre au japon, Manga de Dokuha (まんがで読破) à traduire par initiation par le manga. Vous vous doutez que ça en fait voir vert certaines personnes… Personellement, cela a plutôt tendance à attirer ma curiosité, mais ce n’est pas mon avis sur ce manga qui est au centre de cet article. Mais plutôt l’avis pas assez neutre donné dans cet article, et qui a donné des propos trop faux dans la matinale de France2 d’hier matin (voir ici)…
Pour avancer et construire le futur, on m’a toujours appris qu’il était essentiel d’apprendre du passé, de ne jamais le renier, et toujours l’affronter. L’horreur des deux Guerres Mondiales est intégrante de cette Histoire que l’on ne doit jamais oublier. Après, le monde évolue avec le temps, et le passage d’une oeuvre, à regarder d’un regard protégé et instruit de l’horreur des erreurs du passé, à un support banalisé de bande-dessinée reste un débat sur lequel je ne veux vraiment pas me risquer. Le fait est que les chiffres des ventes de ce manga Mein Kampf font bien parler les gens. Et le problème, c’est que les gens réagissent trop vite violemment à ce support BD… Peut-être voient-ils ça d’un mauvais oeil comme une provocation, ou même comme une dé-dramatisation de l’horreur qui a suivie ce titre? Surtout, j’ai un peu trop l’impression qu’ils interprêtent vraiment mal ce support. Comme si la bande-dessinée et le sérieux et la réserve n’étaient pas compatibles….
« A ce jour, la sortie du manga et son succès commercial n’ont provoqué aucune polémique au Japon. En fait, les mangas néoazis y sont à la mode. La chaîne Mandarake, supermarché du manga à Tokyo, étale depuis longtemps, sur ses rayons, les BD nippones à la gloire de Hitler et les aventures militaires du IIIe Reich. Un manga a pour héroïne une petite allemande aux airs de Candy, au brassard orné d’une croix gammée. Il y en a pour tous les âges. Chez Chosen, librairie généraliste du quartier littéraire de Kanda, toute une panoplie d’ouvrages négationnistes sur l’Etat national-socialiste, sur la «mode nazie» et «l’élégance des officiers SS» sont en vente. » extrait de l’article de Libération.
Lors de la matinale de France2, j’ai presque faillit croire que la « petite allemande aux airs de Candy, au brassard orné d’une croix gammée » pouvait être le résultat d’une recherche de qualité *LOL* du chroniqueur, mais je me demande bien de quels doujinshi douteux peut bien parler l’envoyé spécial de Libération, si cet « envoyé spécial » maîtrise lui aussi bien son sujet… En tout cas, « douteux« , c’est bien le mot qui est le plus revennu aux côtés du terme manga lors de l’émission de France2 dont les deux participants avaient vraiment l’air effrayés. « Un goût douteux » que le parent type xyz spéctateur lambda de l’émission aura vite fait d’associer au manga-machin, maintenant Neo-Nazi, que lit son fils, en verité comme tout les gosses, lecteur de DragonBall. Non mais attend… Mais… Le Ruban Rouge dans DragonBall… Oh mon dieu! UNE INCITATION A LA DICTATURE! UNE INCITATION A LA DICTATURE! MAIS C’EST HORRIBL*sbaff*
Bref, on sait maintenant que « les mangas néonazis y sont à la mode » au japon, et que les japonais aiment même porter l’uniforme Nazi en public! « Mais c’est horrible! Mais c’est horrible! », comme dirait mémère Françoise la française, 40 ans, deux enfants de la dizaine fervents lecteurs de NaNard-auto. Après il ne faut vraiment pas s’étonner quand on tombe sur ce genre de sujets kikoolol sur le net. Qui peut dire à mémère Françoise que le seul vrai manga portant vraiment sur Hitler à ma connaissance n’est en fait qu’une oeuvre, non-incitante au Nazisme, de Osamu Tezuka. Ou que la vilaine croix *vilaine!* qu’elle pourra peut-être voir en scrutant toutes les scènes du dessin-animé-laveur-de-cerveaux Batard-rut-au de son fils, n’est en fait à l’origine qu’un symbole religieux appelé Svastika, entre autre détourné par les Nazis lors de notre triste Histoire… Ou encore que le Nazi-chic *je ne connaissais même pas ce terme…* à cause duquel elle n’ira jamais en vacance au japon n’est en fait que le résultat d’un fossé des cultures, un manque flagrant de connaissance de l’histoire de la part de cette jeunesse japonaise, peut-être même un cosplay du dit manga au centre de l’article, mais surement pas une formation secrète d’une armée Neo-Nazi… Qui va lui dire à mémère Françoise? Hein? Personne malheureusement, et c’est pour ça que l’étiquette des lecteurs de bandes-dessinées japonaises n’est pas prête de s’arranger…
Je connais très mal la législation de chaque pays en ce qui concerne la publication du Mein Kampf d’origine (il est interdit en Allemagne), mais ce que j’en sais, c’est qu’au lieu de voir ses pages comme une matière à un Neo-Nazisme qui existera toujours (les êtres humains aveuglés par la haine et le non-sens existeront toujours tant que l’Homme lui-même existera), il serait plutôt bon de voir ce contenu comme une leçon à retenir, une horreur du passé à ne pas reproduire. Si l’on ne connais pas le visage du mal, comment le différencier du bien? C’est peut-être ce manque de connaissance des horreurs du passé qui fait défaut à ces cosplayeurs japonais d’un « goût douteux« . Non?



Amaterasu's NAVi: Don't make me Blue.
NAVi and Bee Factory! ~UMINO Chika's & MoriGirl's fashion factory! Bzz!~
Sur le manga lui-même, je résumé mon avis ici : http://observers.france24.com/fr/content/20090910-mein-kampf-manga-fureur-japon-nazisme-adolf-hitler#comment-316213
La flemme de me répéter, désolé ^^’
Nan mais dans quelle epoque on vit, on nous saoule avec le devoir de memoire, on nous fait lire des temoignage de guerre inutile et paradoxalement on interdit un ouvrage a visée informative (la collection « initiation par le manga » j’interprete comme ça)mais bon c’est la france quoi ^^ »
« bj cé k3v1n the 1337 h4(k3r jé croa qué hitler é deux retour parke lé 14 jillet y’a dé nazi en France c vrai ke la France é dvenu une diktature ? »
Bon, je force le trait. (c’est ta faute d’ailleurs, faillait pas mettre des liens vers des forum où on se dit que « olol Konata fait le Hare Hare Yukai cosplayée en Haruhi ZOMG les japonais sont des nazis ») Mais, et je vais illustrer ça massivement ci-dessous, on a pas de leçon à donner à qui que ce soit niveau dénonciation de crypto-nazisme.
(tout le monde s’en fout, mais j’écoute « Hell March 2 » pendant que j’écris
cet articlece commantaire — je laisse l’erreur, c’est drôle de voir que j’avais conscience de préparer un pavé inintéressant —)Les Saint-Cyriens reprennent la charte graphique de l’uniforme de la Schutzstaffel (noir) et du drapeau nazi.
L’école militaire interarmes reprend le bleu foncé de qui était celui de la Heer sous le troisième Reich.
L’infanterie de marine peut aussi faire un joli substitut d’Afrikakorps.
De la même manière, si en terme de « c’est qui qu’a la plus grosse ? (armée) » Hitler était épatant à Nürnberg, on est pas mal non plus.
ZOMG ! Véhicule de Construction Mobile ! (y’a des fans de C&C à l’État major français, à ce que je vois XD ) Jeep ! Jeep avec mitrailleuse ! Jeep avec lance-roquette ! Radar-mobile avec lance-missile ! Tracteur ! Camion kamikaze ! (Yay ! Comme les libyens dans Alerte Rouge 2 :p ) Truc-machin avec un mât ! (on s’en fout que ça serve à rien : c’est phallique donc c’est PUISSANT) Lance-missiles ! (avec 60 % de réduction si vous achetez avant la 3ème guerre mondiale) TANK ! VBL ! TANK ! Camion à TANKS ! TANKS ! TANK ! TANKS !
D’ailleurs, et si on braquait un MacDo au VBéLier?
Avec évidemment le guide suprême et un generalfeldmarschall qui passent les troupes en revue en jeep.
Mais, évidemment, on s’en fout. CAR IL Y A PLUS GRAVE :
— les japonais éditent un manga sur Mein Kampf, néo-nazis ! (osef qu’ils font des mangas de tout, des bonnes choses au pr0n pédophile où genre à 3 ans la gamine est trop vieille donc on viole ses petites sœurs ou au révisionnisme historique pur. Et osef aussi que c’est justifié dans le cadre d’une collection qui édite en manga des livres qui ont marqué l’histoire. De toute manière, prétendre que le fait d’avoir édité le Capital les dédouane est débile : il est de notoriété publique que Marx était anté-nazi)
— des timbrés mettent des brassards rouges, néo-nazis ! (osef qu’ils soient tout un régiment de chefs de brigade sans aucun péon sous leurs ordres)
— je prétends que je me serais engagé dans la Schutzstaffel pendant la guerre, néo-nazi ! (osef que ça soit de la politique fiction qui cherche à rappeler que l’Histoire n’est pas si manichéenne que ça)
— y’a des gens qui vont sur archive.org, néo-nazis !
Pendant ce temps, en occident, on peut acheter sans problème moral des magnifiques T-shirts.
Oh, je veux le T-shirt de l’armée de mer de France. Et celui de l’empire japonais. (qui contrairement à l’Allemand, c’est de notoriété publique, co-prospérait avec ses voisins) Et celui du deuxième Reich avec le titre d’une chanson de propagande du troisième.
/me facepalm
« Si l’on ne connais pas le visage du mal, comment le différencier du bien ? »
+1
D’ailleurs, les éditeurs français — d’extrême droite — de Mein Kampf s’étaient fait poursuivre en justice par… Adolf Hitler himself !
Eh oui, ils voulaient faire comprendre la nature profonde du nazisme aux français, (comme quoi, et je suis le premier étonné, il semblerait qu’on puisse être d’extrême droite et relativement intelligent, ou au moins pas bête) et Hitler voulait les en empêcher.
Comme le dit Stephan Kramer, secrétaire général du conseil central des juifs allemands : « Il est important de publier une édition de Mein Kampf avec un commentaire pédagogique. Nous devons préparer une édition historiquement critique aujourd’hui pour empêcher que les néo-nazis en profitent. [de la tombée dans le domaine public du livre en 2015] »
Bon, dans ma région, on a trouvé encore mieux que lire Mein Kampf : les collégiens font des sorties scolaires au camp de concentration.
Par contre, ces articles qui ont inspiré ton post, et qui ne méritent même pas le papier WC sur lequel on les imprime, ne sont d’aucune utilité. Ils ne servent qu’à polariser le débat sur « le nazisme, c’est au moins autant le mal absolu qu’Hitler » (remarquez le subtil point Godwin) contre « le cinquième Reich est le nazisme de l’amour ». Et au lieu de faire avancer le débat important, à savoir celui du devoir de mémoire, on l’empêche de naitre.
(d’ailleurs, ils y a plein de choses dites, notamment en matière de droit d’auteur, qui m’ont fait clignoter la petite lumière « référence nécessaire ». J’ai eu l’impression que certains journaleux brodaient pour charger la barque)
(Yay. Fin du pavé. Comme prévu, je suis à 90 % hors-sujet)
Disclaimer : Wir fähren gegen England. Sieg Zeon ! ALL HAIL LELOUCH !
Le débat sur le devoir de mémoire commence à naître en France, mais de façon partielle et par à-coups. Une fiction comme « Un village français » aurait encore été impossible il y a 10 ou 20 ans, tellement cetains étaient persuadés d’une France où tout le monde était résistant, sauf les collaborateurs.
Ce qui m’amuse par contre, c’est que dès qu’on parle du Japon, personne ne semble avoir de raisonnement rationnel, comme si ce pays n’est pas soumis aux mêmes règles que le reste du monde. Déjà, 35000 copies pour un manga tiré de Mein Kampf ramené à la population japonaise, c’est peu. Et aucune nouvelle de la petite fille qui ressemble à Candy (olol) portant un brassard nazi, quelles sont les sources (bordel)? Encore un enfumage de type jeunes japonais suicidés avec un soutif géant ou des poches de silicone? Le syndrome Libé-je-vérifie-pas-mes-sources a encore frappé?
http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php?idArticle=28826
Que cela m’énerve.
OMG! Je n’avais jamais entendu parler de cette histoire! C’est un truc de malade, mais ça illustre bien l’incompétence des journalistes sur ce terrain. Je plussoie à 100% ton commentaire Tata! C’est tout à fait ça!
Je pense que leur seul renom semble leur donner tout les droits en ce qui concerne leurs sources. Et puis tout le monde sait que le Japon est LE sujet de prédilection à détruire chez les médias. Et ça me fait aussi pense que dans cette même matinale de France 2, le sujet suivant n’était autre qu’un reportage « Santé » avec pour thème « Les jeux vidéo ne forment pas que des tueurs?! Les jeux vidéo pour la prévention médicale. ». Il faillait voir le ton sur lequel le sujet était abordé, un truc de ma-lade. Vraiment, je me demande pourquoi j’ai pas zappé tout de suite… Curiosité malsaine… hfghfg…
[...] attendant, vous pouvez toujours aller sur le site d’Amana, il y a un excellent article sur le thème du “Amaigawd, les journalistes français ont recommencé leur conneries” [...]
« Une fiction comme “Un village français” aurait encore été impossible il y a 10 ou 20 ans, tellement certains étaient persuadés d’une France où tout le monde était résistant, sauf les collaborateurs. »
Il y a au moins un précédant : le téléfilm franco-allemand « les deux Mathilde » diffusé en 1997 sur ARTE, même s’il s’intéresse au cas — très — particulier de l’Alsace-Moselle.
(spoilers du 4ème film. En même temps, je doute que ce soit un film connu dans la France de l’intérieur, donc je pense qu’il n’y a pas de raison de ne pas lire)
Avec un nazi qui laisse s’enfuir le chef local de la résistance française, et qui se pend après la guerre juste avant que le type en question revienne pour le remercier et essayer de l’aider à s’en sortir avec les autorités françaises. Avec un avocat ayant rejoint le parti nazi sur ordre de la résistance française qui se fait violemment passer à tabac à la libération par les FFL. Avec des soldats enrôlés de force dans la SS, qui aident un ami déserteur avant d’être contraints de lui servir de peloton d’exécution, puis sont fait prisonnier par les russes, puis renvoyés à la France, puis se battent sur le front ouest sous « uniforme français » fourni par l’armée britannique/américaine. (bon, je mélange trois personnages, en fait. Mais c’est l’idée qui compte)
(fin de spoiler)
Moralité : l’Histoire n’est simple que pour ceux qui voient les choses en noir et blanc. Ce qui n’est pas trop possible si on veut travailler sérieusement un sujet.
À stricto sensu, cette fiction de la France massivement résistante a quand même été utile à la France au sortir de la guerre pour remonter son statut de grande puissante perdu lamentablement en 1940. Faut dire qu’à part Bir Hakeim, le mont Cassin et la 2ème DB, on avait pas grand chose de concret à glorifier. (c’est déjà pas mal, hein. Deux victoires majeures sur des théâtres d’opérations secondaires, c’est pas rien.) On est passé grâce à ça de « les américains vont faire de nous une colonie temporaire » à « on a un siège permanent au conseil de sécurité de l’ONU ». C’est déjà pas mal.
Mais c’est mieux de dépasser maintenant ce stade de « on était tous très gentils sauf les rares très méchants. » Pour ça, je suis content qu’une série ambitieuse et massivement diffusée auprès du grand public — contrairement au téléfilm d’arte — comme le « village français » ait vu le jour. (65 ans plus tard, c’était pas trop tôt >_< )
Sinon, ça n’a pas de rapport direct avec le débat central (quoique), mais les journalistes pourraient se poser la question « pourquoi les uniformes nazis sont considérés comme classes au Japon » ?
Peut-être parce que tout comme tout uniforme bien dessiné, ils le sont ? (pour info, ceux de la Waffen-SS ont été réalisés par Hugo Boss)
On a bien cette adoration en France pour les uniformes napoléoniens. (et pourtant, il est des lieux en Europe où on a à peine moins de haine pour la France napoléonienne que pour l’Allemagne nazie)
Je me disais bien que quelque chose clochait : je suis en train de développer l’argument de Gemini sur le site de france24
Ben voilà, je plussoie complètement : fossé des cultures + uniforme classe = mélange très douteux selon le point de vue d’autres personnes.
Sinon, personnellement, j’ai plus peur de certaines récupérations biaisées et/ou politiciennes de l’Histoire que de l’existence d’œuvres WTFesques comme Hellsing ou d’une réédition manga de mein Kampf.
Bon, il est vrai qu’un commentaire historique en avant- ou après-propos eut été à mon sens préférable pour le second.
« Moralité : l’Histoire n’est simple que pour ceux qui voient les choses en noir et blanc. Ce qui n’est pas trop possible si on veut travailler sérieusement un sujet. »
Tu résumes le problème. Je ne l’explique pas, mais les gens semblent avoir besoin que tout soit noir ou blanc. J’ai l’impression que la guerre elle-même est un sujet à aborder d’une vision manichéenne pour l’opinion commune, avec « les gentils qui veulent battre les méchants ». C’est ainsi que tout ce qui peut être associé de près ou de loin au Nazisme devient virale, et reste encore trop tabou. On a beau étudier cette Histoire pendant notre scolarité, voire certains médias comme à la télévision, mais Hitler+Nazisme+GuerresMondiales reste une équation à prendre avec des pincettes pour l’opinion commune apparente. Je pense que c’est d’ailleur à cause de ça que ce support manga est véhément rejeté pour aborder le Mein Kampf. Même, le fait de parler du livre lui-même necessite encore une certaine réserve, comme si sa seule lecture pouvait être dangereuse et former le lecteur au Nazisme (impression donnée par la presse!). Hors de son contexte, et approché avec les connaissances qui conviennent, le Nazisme, ce n’est rien de plus qu’une erreur à titre d’exemple. :S
« pour info, ceux de la Waffen-SS ont été réalisés par Hugo Boss »
WTF! Je l’ignorais totalement!
Le cosplay repose d’ailleur sur un goût de l’esthétique visuelle, et puis un déguisement quelqu’il soit ne représente en rien un choix idéologique, ce n’est qu’une « incarnation » d’un « personnage », un rôle que l’on joue donc. Un acteur de théâtre qui tiendrait le rôle d’un Nazi n’en serait pas un pour autant. Alors cette haine de l’article de Libération me laisse quand même sans parole… ):S
Cela me rappelle une certaine histoire polémique à propos d’un certain Prince Anglais… hein…
En ce qui concerne l’avant-propos necessaire que tu évoques, je note seulement cette citation d’un article de l’Express (que j’ai linké sur le terme « fossé des cultures » dans l’article):
« Pour East Press, ce Mein Kampf version manga doit permettre « d’étudier la personnalité d’Hitler » et de « comprendre les pensées qui ont conduit à de telles tragédies ». A la fin de l’ouvrage, l’éditeur appelle même le lecteur à le lire « avec distance et objectivité, de manière critique », « en ayant à l’esprit les drames survenus et la notion des droits de l’homme ». »
Je ne sais pas d’où ils sortent ça, surement le site de la maison d’édition, mais ils ne font qu’appuyer l’absence de mauvaise intention soupçonnée par le torchon de Libération. A dire si ces propos sont présents ou non sur le manga même, il faudrait pour ça le tenir en mains.
Je ne dirais d’ailleur pas non pour y jeter un oeil. Ma curiosité est vivement interpellée…