Un garçon né avec un coeur de fille… (Part01)

Par Amana, 12 septembre 2009 0 h 58 min

C’est l’histoire d’un garçon qui rêvait d’être une fille, une rencontre du destin, ainsi qu’une fille qui rêvait d’être un garçon. Deux enfants à l’entrée de l’adolescence, dans l’incompréhension d’un monde intolérant de la différence…

Hourou Musuko, par l’auteur de Aoi Hana.

 HourouMusuko as Romeo&Juliet

Laissez-moi vous parler de ma meilleure découverte manga de cette année 2009… En devenant fan de Takako Shimura, l’auteur de Aoi Hana, je ne pensais pas découvrir une telle richesse derrière le titre Hourou Musuko, plus long travail de l’auteur, encore en cours de publication aujourd’hui avec 10 volumes. Avec comme protagonistes des écoliers à l’entrée de l’adolescence, j’étais sans me douter que ce titre étrange cachait en fait le Seinen le plus percutant que j’ai jamais lu. Une vraie claque, tant aux yeux qu’au coeur.

Hourou Musuko, the Transient Son, le Fils Transitoire. C’est l’histoire d’un dur chemin à surmonter pour atteindre le bonheur, la quête de soi…

 

 

Après avoir pris son petit déjeuné en famille, NITORI Shuuichi commence aujourd’hui son premier jour dans sa nouvelle école, accompagné de sa grande soeur Maho. Shuuichi découvre qu’il est élève en classe 3 du 5ième grade de l’école Elémentaire (école Primaire), alors que sa grande soeur est une classe au-dessus. Le garçon est déjà un peu nerveux à l’idée de découvrir ses nouveaux camarades, avant d’être pris pour sa soeur par la professeur qui l’accueille. Oui, avec son visage fin et son tempérament calme, Shuuichi est souvent pris pour une jeune fille par les inconnus.

A peine arrivé, il ne tarde pas à sympathiser avec sa nouvelle voisine de table, TAKATSUKI Yoshino, une jeune fille aux cheveux courts et au fort tempérement. Une veritable complicité s’installe rapidement entre les deux enfants qui deviennent vite de bons amis. Shuuichi fait ainsi la rencontre de SASA Kamako, une petite pile d’énergie à couettes, qui est aussi la meilleure amie de Yoshino, ainsi que de la douce CHIBA Saori, jeune fille peu appréciée de la classe, mais pas moins adorable. Ainsi née cette petite bande d’amis insouciants…

Alors qu’il passe chez Yoshino au retour de l’école comme d’habitude, Shuuichi voit son attention complètement captivée par une robe accrochée sur un cintre. Alors qu’il taquine son amie sur son impasse sur les vêtements féminins, Yoshino réplique en lui proposant de la porter lui-même pour voir… Alors que Shuuichi reste muet et géné sur place, la jeune fille insiste en lui assurant qu’il la porterait bien et lui offre sans lui laisser le choix…

Récupérée par sa soeur Maho, cette robe va vite devenir l’obsession de Shuuichi, juqu’au jour où  influencé par le jeu des filles lors d’une après-midi chez Yoshino, le garçon attendra d’être seul chez lui pour enfin essayer l’objet de ses rêves…

 « J’aurai bien aimé être une fille… je pense… »

Perdu par ce nouveau sentiment, Shuuichi sera par la suite découvert et soutenu par Saori, puis enfin par Yoshino, qui chamboulée, lui fera part de son secret…

 

CHIBA Saori, SASA Kanako, TAKATSUKI Yoshino, NITORI Shuuichi

Hourou Musuko est bien le manga le plus chargé émotionnellement que je n’ai jamais lu. L’histoire est tellement simple, mais en même temps tellement complexe que je m’étonne moi-même d’avoir pu faire un « bref » résumé (croyez-le ou non mais j’ai simplifié la chose…) de cette merveille. Si l’on reproche à certains Slice of Life leur passivité, et bien HourouMu en est tout l’opposé! Il se passe tellement de choses mais si peu en même temps. L’histoire partant d’un sentiment en amène une multitude, tous aussi complexes les uns que les autres.

[Attention! Cet article couvre en partie les trois premiers tomes du manga Hourou Musuko. L'article est rédigé pour suivre le déroulement de l'intrigue, je spoil donc progressivement certains évènements. Vous êtez prévennus...][C'est long et c'est en trois parties!]

 

Vous l’avez certainement compris, le point de départ est bien le secret de deux enfants. Le sentiment, ou plutôt rêve le plus cher de chacun des deux amis au centre de l’histoire, un petit couple (ce que tout le monde pense d’eux) un peu particulier… Le GenderBender le plus compliqué que vous n’aurez jamais pu lire dans un autre manga…

Le doux Shuuichi rêve d’être une fille, et sa proche amie Yoshino rêve d’être un garçon…

Hourou Musuko, nous invite ainsi à voir ces deux enfants grandir et surmonter les obstacles de la vie. Cette série est un vrai gouffre à mouchoir, je vous le dit. Nous avons ici une romance un peu particulière, mais qui ne sera pas sans vous rappeler l’excellent Hachikuro de UMINO, de par le talent des deux mangaka pour dépeindre les sentiments humains. Dans Aoi Hana, Shimura nous lançait « C’est compliqué une fille… », ici, c’est bien l’homme, peu importe sa nature, qui se trouve au centre de cette pièce théatrale. En effet, le secret commun des deux pré-ado’ va les pousser à faire des choix, pas toujours faciles à prendre, et surtout pas toujours les bons. La première à en faire les frais sera la petite Saori CHIBA qui va voir en Shuuichi son âme soeur, quelqu’un qu’elle va aimer et protéger à sa façon. Voyez Saori comme une version plus complexe de Tomoyo dans CARD CAPTOR SAKURA, toujours derrière son amie pour la soutenir et l’habiller comme une poupée. Saori se retrouvera plusieurs fois confrontée au refus de Shuuichi (due à ses sentiments perturbés par la jeune fille en lui), et ne saura pas toujours très bien réagir… Il en sera de même avec Maho, la soeur de Shuuichi qui tentera de comprendre son frère en découvrant son secret, mais s’en trouvera violement blessée quand le garçon qu’elle aime, SEYA Riku, aura un coup de fourdre son propre petit frère quand il tombera par hasard nez à nez avec Shuu’ entièrement travesti en cachette un jours seul à la maison, qu’il prendra alors pour la soeur de Maho.

Ces problèmes d’ordres sentimentaux s’accompagnent des difficultés naturelles que rencontrera le petit couple GenderBender à l’entrée de l’adolescence… Si Yoshino est la moins feminine de sa classe avec ses seins inexistants, elle sera par contre la première à avoir ses règles. Ce qui devient vite un jeu malsain pour les gamins de sa classe, s’amusant à lui voler ses serviettes dans son sac en se moquant par exemple. Yuuichi fera lui l’expérience de sa première éjaculation nocturne en rêvant de sa vie s’il vivait comme une fille, passage perturbant pour le garçon qui passera tout le lendemain dans l’infirmerie de son école…

Les jeunes héros de Hourou Musuko sont terriblement jeunes, et pourtant si humains. Leur mentalité évolue et grandit au fil des épreuves, les rendant ainsi tous plus attachants. S’ils paraissent tout de même trop matures pour leur âge, c’est seulement à cause de ce désir d’être ce que l’autre est, il n’est pas (encore?) question d’attirance sexuelle pour tel ou tel sexe. Shuu’ rêve de porter de belles robes alors que Yoshino semble désirer cette indépendance masculine posée par l’éducation sociale. Les deux enfants sont seulement à la recherche de leur identité sexuelle qu’il est primordiale à determinée dans notre société. « Un homme est un homme, une femme une femme, on ne mélange pas les deux ». Les deux enfants ne comprennent pas cet interdit de désirer être du sexe opposé. A côté de ça, il n’est pas encore question d’amour, même si les deux inséparables sont souvent pris pour un couple. Trop jeunes, ils ne connaissent pas encore l’amour, mais on trouvé dans l’autre quelqu’un qui les comprene.

Leur choix se précise quand le jeu du travestissement en secret passe à un autre niveaux. Introduit par Yoshino, le petit « couple » organise alors une journée quotidienne en train jusqu’à la ville voisine. En se changeant dans les toilettes de la gare, les deux amis trouvent alors liberté à pouvoir se ballader sous l’apparence dont chacun rêve, échangeant ainsi leurs noms. Yoshino devient un jeune garçon à l’uniforme de collégien (pris à son grand frère) du nom de Shuuichi, et Shuu devient la jolie Yoshino aux longues et belles robes accordées à ses beaux cheveux longs (péruque achetée en cachette avec l’argent offert par sa grand-mère). Laissant ainsi aller leur propre personnalité, les deux GenderBender trouvent ainsi leur raison d’être. Lors d’une de ces sorties, ils feront alors la connaissance de la belle et excentrique Yuki-san, jeune femme d’à peu près 25/30 ans qui deviendra progressivement une proche amie: leur amie « adulte » comme Shuuichi la nommera avec fierté.

Les deux amis seront d’ailleur dévoillés par Shii-chan, le petit ami de Yuki-san, qui découvrira leur déguisement d’abord intrigué par les rougissements de Yoshino (travestie) à son approche. Ce qui sera l’occasion pour Yuki-san de se dévoiller, elle aussi: transexuel, autrefois un homme, c’est en femme qu’elle se sentait vraiment elle-même…

Yuki-san & Chii-chan

Si les parents des deux personnages principaux sont pour l’instant laissés en arrière, la situation familiale de Yuki-san sera rapidement révélèe aux deux jeunes travestis comme un avertissement face aux difficultées de la vie. Rejetée par sa famille et abandonnée de tous lors de sa décision d’être une femme, Yuki-san n’a plus aujourd’hui contact qu’avec sa mère qui ne peux même plus la regarder en face. C’est dans les bras de Shii-chan, dont elle est tombée amoureuse alors qu’il était un garçon de sa classe à l’école, qu’elle a trouvée sa raison d’être. Elle cache aujourd’hui sa peine derrière son fort charisme en faisant la grande patrone du Bar dont elle est la propriétaire, épaulée par son amant. Sa présence sera surement déterminante dans le futur des deux enfants; en quelque sorte marraine de Shuu et Yoshino pour les aider à avancer s’ils choisissent la même voie compliquée qu’à empruntée la jeune femme… L’histoire de Yuki-san rompt ici totalement avec le coeur fleur bleue des deux protagonistes principaux. Un regard lourd de peine et d’incompréhension sur une dure réalité qui entache malheureusement notre société uniforme.

Ce regard de l’auteur est d’ailleur sans aucun jugement et se limite au simple et triste constat. Hourou Musuko nous laisse simple spectateur de cette dure verité.

Sans tomber dans le pathos, elle nous laisse avec notre propre conscience et notre propre regard du coeur sur ces êtres qui ne souhaite que trouver leur bonheur. C’est d’ailleur à ma connaissance, l’un des rares mangas à aborder serieusement ce thème du changement de sexe, habituellement à visée comique ou TRAP scénaristique, et non dramatique comme ici… Autant dire tout de suite que j’avais déjà une boite de mouchoirs de fini à ce chapitre là…

 

L’entrée en scène de ces personnages semble comme annonciatrice de changement… C’est sans tarder que Shuuichi commencera à payer ses désirs interdits lors du voyage scolaire annuel, l’année suivante. Assis à côté du gamin de sa classe, il commencera alors à ce faire critiquer de « Girlish boy », de fillettes, chochotte, et lorsqu’un groupe de gamin voudra lui baisser sa serviette dans les bains osen du voyage pour « verrifier qu’il est bien un garçon », il étouffera alors un cri aigü qui deviendra le déclancheur à la méchancetée de ses camarades. Ces mêmes gamins l’appeleront le lendemain « garçon gay » devant tout le groupe. Ce à quoi Saori répondra violement en versant son plateau sur le responsable, non sans s’attirer de problèmes.

La première insulte...

L’homophobie qui débute alors me ramène alors à un autre thème qui est celui de l’hijime, au centre du manga LiFE de Suenobu Keiko, avec des professeurs ignorants tout simplement la détresse de leurs élèves. C’est en échangeant un journal intime commun sur leurs activités de travestissement que les deux amis seront découverts par l’école entière, le même gamin précédent se vengera ainsi en volant le fameux journal pour le lire à tous ses amis… Cet évènement se déroulant au tome 3 semble être une sorte de point de passage important dans l’évolution de l’intrigue de la série. Shuuichi subira alors les rires de ses camarades, et se retrouvera littéralement avec des étiquettes salies d’expressions homophobes sur le dos, et le tout sans rien dire. En ne portant aucune influence, ce n’est pas ces enfants intolérant que Hourou Musuko semble blamer. Ni même leurs parents leur ayant donner cette éducation au rejet de la différence, eux même n’étant que des victimes de cette éducation que leurs propres parents ont reçus avant eux, non. Vraiment personne n’est blamer pour ces horreurs. C’est cette absence de tout jugement Bien/Mal en elle-même qui donne une bonne claque au lecteur, avec un « Pourquoi? ». Qu’à fait Shuuichi de mal pour merriter ça? Qu’y-a-t-il de mal à vouloir être soi-même, à être heureux? Qui gène-t-il?

Ce passage aura quand même pour effet de fissurer la petite bande avec une Saori plus isolée et brisée que jamais dans une classe à part du reste de la bande, Kamako (la meilleure amie de Yoshino) partagée entre tous mais quand même aux côtés de son amie Yoshino, qui subie elle aussi les moqueries et ignore maintenant Shuu et Saorie, et enfin Shuuichi peiné par l’incompréhension de tout ce mépris…

Le problème? Pas besoin de dire directement d’où il vient. Dans Hourou Musuko ou dans la réalité, le constat est le même.

Mais bon sang! Il est temps que ça change! Non?

19 commentaires à “Un garçon né avec un coeur de fille… (Part01)”

  1. Gemini dit :

    « Mais bon sang! Il est temps que ça change! Non? »
    C’est pas gagné !
    Bon, encore un manga à lire. Merci beaucoup ^^

  2. Superluciole dit :

    Cela ne fait qu’une soixantaine d’années que les femmes votent, quelques dizaines d’années que le divorce est accepté dans les moeurs, alors je crois qu’à ce rythme là, on en a encore pour un bout de temps!! ^^
    Sinon, joli coup de crayon (et encore une belle couverture!), ça a l’air sympathique! C’est vrai que c’est un sujet peu abordé tout court (à part un perso dans Ally McBeal, et un doc sur la génétique sur arte y’a bien 5 ans et Mana (Moi Dix Mois, Malice Mizer) qui soutient la cause, je n’en ai pas entendu parler ailleurs..), ça peut pas faire de mal que plus de gens se l’approprient comme sujet de leurs oeuvres, pour que les gens se fassent une meilleure opinion dessus.

  3. Jack dit :

    Je n’ai pas lu la partie « spoiler », mais en tout cas ça fait plaisir de voir des gens qui s’attachent à ce genre d’histoires pourtant toutes simples, mais également tellement efficaces. Ca change de ce qu’on a l’habitude de voir un peu partout sur les blogs otaques, où l’on retrouve majoritairement des séries qui font un buzz monumental (animes comme manga). Donc je te dis merci Amana, pour cela, mais aussi pour la petite découverte ^^.

  4. Gemini dit :

    Là où j’en suis, cela devient très… dur, pour moi, de continuer.
    Au début, j’avais l’impression que cela faisait écho à ma propre expérience, et à cause de cela, la dureté de la réalité qu’elle dépeint est excessivement douloureuse. Cela commence vraiment à partir du moment où ils rentrent au collège, se séparent, changent, abandonnent leurs espoirs d’enfant.
    Ca fait mal, tellement mal !

  5. Gemini dit :

    J’ai fini de lire tout ce qui était disponible.
    Je crois que jamais un manga ne m’avait fait ressentir cela ; il correspond à ce point à mon existence qu’il a fait remonter des souvenirs extrêmement douloureux, de ceux dont j’aurais préféré ne jamais me rappeler car je les avais enfoui au plus profond de moi, et car si par malheur je m’en rappelais, je ne pourrais plus les supporter. C’est horriblement douloureux, j’en ai pleuré à de nombreuses reprises. Mais ce n’étaient pas de « bonnes larmes », mais le témoignage de ma souffrance ; déjà que cela va moyennement bien en ce moment à cause de la fac, cette fois je me sens vraiment au fond du trou, et totalement abject.
    Bon sang, ça fait tellement mal ! C’est un excellent manga, mais pour moi, il est juste déprimant au point d’en devenir insupportable.

  6. Amana dit :

    Superluciole>>> Oui malheureusement, le constat n’est jamais très fameux… Ca fait peur quand même, de voir au point où on en est, dans une société dite « évoluée »… Mais bon, heureusement que certaines personnes arrivent quand même à vivre libre sans avoir honte de ce qu’ils sont, au milieu de tous ce rejet et cette incompréhension qui pourrie notre société. J’ai vraiment un grand respect pour eux. :]

    Jack>>> Merci. Disons que j’ai toujours un fort intêret pour les gens, oeuvres, concepts qui sortent de l’ordinaire et assument une « différence ». Je n’aime pas vraiment faire comme tout le monde. Mon père appelle ça de la « revendication », mais ça n’a rien à voir. C’est juste que suivre la foule sur telle ou telle mode, ça m’ennuis… ^^ »

    Gemini>>> Oui, je comprend. A trop sortir de grands mots, j’aurai trop peur de ne pas savoir te répondre.
    Je pense, comme je l’ai dit, que plus qu’un regard dramatique ou négatif, Hourou Musuko est un simple constat, aussi triste soit-il. Mais je vois plus un message d’espoir dans cette nature neutre. C’est juste une claque. Au fond, je crois que c’est surtout un message pour nous forcer à penser, à agir, à vivre, et non à enfouir, et garder seule la frustration.
    Le personnage de Yuki-san, c’est totalement ça. C’est un bon reflet de la réalité. Elle a trouvé son bonheur avec un entourage d’amour et d’amis qui l’aident à avancer, même si pour cela, c’est la triste verité, elle doit faire le sacrifice de sa famille, pour qui elle n’existe pratiquement plus. C’est la vie, en quelque sorte. Il faut souffrir pour gagner son bonheur, et non ne peut pas changer cette dure verité, il faut juste l’encaissée et l’acceptée.
    En tout cas, j’espère que tu continuera quand même à lire la suite, car je suis certain que l’auteur garde encore de sacrées bonnes surprises et bons évènements pour la suite. Je fais entièrement confiance à Takako Shimura! ||3 *fanboy*

  7. tompopo dit :

    J’ai bien envie de le lire mais si c’est pour pleurer et être triste finalement je sais pas -_-

  8. Gemini dit :

    Tompopo >> Si cela m’a fait cet effet, c’est à cause de mon propre passif. C’est très personnel comme ressenti.

  9. tompopo dit :

    J’aurais aussi de quoi m’en faire :] Sauf qu’en général je remplace la tristesse par la colère. On fait comme on peut.

  10. Icing dit :

    Je n’ai pas non plus lu la partie spoil, mais j’avoue que le début a suffit amplement pour me donner envie de m’y plonger.
    Merci de cette découverte :)

  11. Rukawa dit :

    juste pour dire que selon les kanji, la traduction du titre serait plutôt ‘Fils errant’. Plus qu’une transition, c’est un gamin qui se cherche. La transition signifierait qu’il aurait déjà trouvé sa voie et s’en dirigerait vers.

  12. Smankh dit :

    Je pense qu’une traduction plus appropriée de Hourou Musuko serait « Penis errant » car Musuko veut dire fils, mais aussi dans un langage plus argotique penis. Et tout de suite ça a plus de sens.

    Rikaichan me le confirme et ceci en apporte une confirmation : http://books.google.fr/books?id=x6CXShcyrDAC&pg=PA76&lpg=PA76&dq=musuko+penis&source=bl&ots=jYQG-Wldgn&sig=VTj2d3XH5PjvRQLECklc_-lCleE&hl=fr&ei=EdPEStvfMpX_4Aaerbk4&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=3&ved=0CBYQ6AEwAg#v=onepage&q=musuko%20penis&f=false

  13. Amana dit :

    Oh bordel, qu’est-ce que j’ai ri. X3

  14. Smankh dit :

    Nan Amana, je suis sérieux là-dessus. Je pense que Takako Shimura a au moins laissé le jeu de mots dans son titre.

  15. Amana dit :

    Oui, je me doutais quand même un peu de ton sérieux. Je veux dire, tu m’as l’air quelqu’un de sérieux (dès qu’on fait un article avec un sujet à attirer les insultes, difficile de percevoir le sérieux du moins). C’est juste que j’imagine très mal Takako Shimura donner cette connotation au titre de son oeuvre, quand même assez sérieuse sur le sujet.
    J’ai lu dans une de ses postfaces, une des trois premiers tomes je crois, qu’elle faisait de l’humour sur un jeu de mot avec le mot « hourou », que l’on pourrait apparement détourner vers le sens « débauche ».
    Mais j’avoue qu’une telle autre interprétation du titre me surprend encore plus.
    J’ai du mal à l’imaginer après l’avoir découverte avec son très prude Aoi Hana. Je trouve ça comique quand même!haha…

    Ce n’est pas avec mon piètre japonais (je vais seulement commencer ma deuxième année d’apprentissage…) que je pourrai en débattre. Alors merci (comme Rukawa) pour l’intervention! :3

  16. Smankh dit :

    Bah en fait, ça serait pas si « pas sérieux » comme connotation. Ca exprime en quelque sorte la transsexualité de Shuuichi qui exprime progressivement son identité sexuelle malgré l’âge trouble qu’il va traverser (et les retours à son sexe biologique).

    Ah et Aoi Hana c’est pas prude. Enfin ! C’est d’une certaine façon très réaliste tout en étant dans un contexte assez particulier qui renvoie à pas mal d’œuvres traitant d’homosexualité féminine (fantasmée ou non). Donc non, c’est aussi « sale » que peut l’être les sentiments entre des individus. Et peut-être que la lecture de Happy-Go-Lucky Days te convaincra que Takako Shimura n’adopte jamais un ton prude mais que bien au contraire, elle fait preuve d’une telle crudité dans ses propos qu’ils en sont d’autant plus touchants.

    Bonne chance dans ton apprentissage du japonais, que je ferai bien de commencer moi aussi de mon côté. = )

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